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Point d’étape sur la répartition du marché des OS mobiles

Depuis quelques mois, nous savons que les parts de marchés des ventes de smartphones en France ont largement basculé en faveur de la plateforme Android. Mais les chiffres présentés sont souvent imprécis, ne concernent pas toujours les marchés pertinents pour nos clients ou sont biaisés par une présentation partisane. Aussi, après la sortie des nouveaux produits Apple (iPad mini, iPhone 5) et les fêtes de fin d’année, nous avons voulu faire un point d’étape sur l’état du marché mobile, en France et aux États-Unis.

Ventes en France

Fin 2012, en France, si avec 59% des ventes Android reste un leader stable des ventes, la Pomme progresse avec environs 26% pour iOS. Progression qui avait d’ailleurs démarré plusieurs mois auparavant.

Parts de marché des ventes smartphones France fin 2012

Parts de marché des ventes smartphones France fin 2012

Ventes aux États-Unis

À la même période, aux États-Unis, Apple progresse également en se positionnant premier avec environs 51% des ventes pour iOS, là où on en compte environs 44% pour Android.

Parts de marché des ventes smartphones USA fin 2012

Parts de marché des ventes smartphones USA fin 2012

Base installée en France

Ces chiffres auront bien sûr, dans quelques mois, un impact sur la base installée : Android va continuer de progresser en France, mais peut-être pas autant que ce que nous pourrions penser. Mais il serait faux de dire que la part des ventes se retrouve directement dans la pente des chiffres de la base installée. En effet, il est courant de voir des téléphones Android — surtout bas de gamme — n’être utilisé que pour leurs usages de base : téléphone, messages, emails, etc. Ma grand-mère n’a toujours pas compris qu’elle pouvait aller sur Internet avec son HTC Desire… et encore moins télécharger des apps. D’autre part, les téléphones Apple semblent bénéficier d’une durée d’utilisation (et de ré-utilisation) plus longue que leurs cousins au robot.

Ce sont probablement ces raisons qui expliquent qu’iOS est toujours légèrement devant Android dans les usages. Sa part a grandement diminué en 2012, mais la chute du système d’Apple semble s’infléchir en début d’année 2013. En février 2013, iOS est à 48% et Android à 43% de part de la base installée active française.

Top Mobile 0S France 2012

Top Mobile 0S France 2012

Base installée aux États-Unis

De l’autre côté de l’Atlantique, c’est encore plus frappant. Et si iOS a mieux résisté en 2012 aux assauts d’Android, il commence même l’année sur une légère croissance. En février 2013, iOS est à 53% et Android à 39% de part de la base installée active étasunienne.

Top Mobile 0S USA 2012

Top Mobile 0S USA 2012

Qu’en conclure ?

Plus globalement, la forte présence d’Android (première place mondiale avec 36%, et 27% pour iOS) semble surtout liée aux marchés émargeants : la Chine possède une base installée de 61% de téléphones intelligents sous Android, 15% sous iOS (quand même), l’Asie 34% Android et 10% iOS, l’Amérique du Sud 50% Android et 14% iOS, l’Afrique 17% et 6% iOS. La marge de progression semble bien importante, pour les deux systèmes… ou pour un autre.

Pour revenir aux deux marchés qui nous intéressent ici, en France et aux États-Unis, encore plus que jamais, notons que les plateformes de Google et d’Apple cumulent à elles deux une écrasante majorité des ventes, mais surtout du parc installé. Ainsi, et en pensant à ce qui nous intéresse à L’atelier, nous recommandons encore et toujours de se concentrer sur ces deux OS… et en natif autant que possible bien sûr !

Sources :

Application native VS HTML5, l’expérience de Facebook

Facebook sort aujourd’hui une mise à jour de son application iOS jusqu’alors basée très fortement sur des technologies web, il s’agissait principalement d’une application développée en HML5 et encapsulée dans une application native afin d’être publiée sur l’App Store. La petite startup américaine et ses 500 millions d’utilisateurs sur mobile en profite donc pour passer la majeure partie de son code en natif. Même si l’ergonomie de l’interface est conservée, ce choix répond à bon nombre de plaintes concernant la rapidité de la précédente app, défaut habituel des applications multi-plateformes à fortes composantes web. Il semble y avoir une réelle prise de conscience car Facebook a de plus ouvert son propre SDK aux développeurs afin de faciliter l’utilisation et les interconnexions avec ses services et celui-ci est maintenant entièrement composé de vues natives.

Avec sa puissance financière, c’est tout naturellement que Facebook est passé au natif mais quand est il des entreprises plus modestes qui sont dans une logique de ROI ?

Tout d’abord sur la partie technique, il est de plus en plus rare que les applications mobiles ne fassent pas appel à des fonctionnalités spécifiques des devices ce qui induit, à fortiori, un développement en natif ou minimum hybride pour les exploiter (appareils photos, gyroscope, boussole, GPS…).

Ensuite, peut-être influencé par son environnement professionnel, ses habitudes ou son entourage personnel, le décideur d’une stratégie mobile doit en premier lieu prendre conscience de la réalité du marché actuel en France et de sa cible. Le monde du smartphone est sans conteste dominé par iOS et Android avec un rapport de quasiment 90/10. A cela s’ajoute le fait que dans les 10% restant la grande majorité des utilisateurs ne sont pas des consommateurs d’applications ou ne savent même pas que leur smartphone est équipé d’un Store. Cette analyse peut aussi être étendue à la fragmentation d’un OS donné pour lequel il y a souvent le même type de ratio et où les 10 % ne téléchargerons de toute façon jamais une application ou ne connaissent même pas leur mot de passe de store.

Une fois cette analyse faite, et sachant que cette tendance devrait s’accentuer dans les 18 prochains mois, pourquoi porter atteinte à son projet pour la seule raison de vouloir atteindre ces 10% qui ne veulent ou ne peuvent de toute façon pas accéder à votre service ? Le prix à payer pour ces 10% peut en effet être très lourd soit en provocant un développement onéreux de versions Blackberry ou Bada natives, ou soit en faisant pencher la balance en faveur d’une version multiplateforme web ou hybride qui pour les raisons suivantes, ne nous parait pas une bonne solution :

  • Expérience utilisateur dégradée, lenteurs et manque de réactivité.
  • Uniformisation de l’interface utilisateur au lieu de respecter les paradigmes de chacun.
  • Nivellement vers le bas des fonctionnalités pour respecter les contraintes des différents devices.
  • Mauvaise évolutivité dans le temps.
  • Fort coût en test et debug pour assurer une réelle compatibilité avec tout les devices.

Non seulement la solution du multiplateforme n’est pas forcément une économie à moyen et long terme, mais en plus elle porte atteinte au service de manière globale sur tout les supports et dans la durée. Mieux vaut donc avoir une stratégie pragmatique en se focalisant sur les 90%, voir même dans un premier temps sur iOS uniquement si vos moyens sont limités. Capitalisez ensuite sur cette première expérience et les retours utilisateurs pour concevoir une version Android encore plus efficace, pour enchaîner peut être un an plus tard sur un nouveau challenger comme Windows Phone en fonction de sa position à ce moment là.

Le but n’est pas de créer un duopole dans le mobile mais simplement de concentrer ses efforts sur ce qui est le plus pertinent, le plus logique. Les meilleurs services mobiles ont suivis cette voie avec succès et ceux qui ne l’ont pas fait, comme Facebook, se ravisent déjà…

Plus d’infos sur : http://www.clubic.com/internet/facebook/actualite-507456-facebook-ios-objective.html

EDIT : Marc Zuckerberg s’est depuis exprimé publiquement sur le sujet, il parle d’erreur de s’être orienté vers le HTLM5 et annonce que la version Android sera aussi recodée en natif.

Plus d’infos sur : http://www.pcinpact.com/news/73756-facebook-passera-egalement-au-code-natif-pour-application-android.htm

L’atelier du mobile a encore croqué pour la pomme !

Pré-commandé dans la nuit du 8 au 9 mars après la présentation officielle d’Apple (Keynote) et livré le matin du 16 mars à 10h46; c’est avec engouement que les équipes de L’atelier du mobile ont découvert le Nouvel iPad d’Apple.

La résolution de 2048×1536 équivalente à plus de 3 millions de pixels (264ppp) est une des nombreuses caractéristiques que renferme ce Nouvel iPad. L’optique est également revue avec un appareil photo de 5 mégapixels qui peut filmer en haute définition (1080p).

Ne nous y trompons pas, le Nouvel iPad dans sa version 4G est compatible avec le réseau 4G qui lui n’est toujours pas déployé sur le territoire français. De plus, la LTE (Long Term Evolution) est en réalité un réseau 3G amélioré (super 3G ou 3,9G). La LTE est très répandue aux Etats-Unis et l’opérateur japonais Docomo travaille déjà sur le réseau suivant : LTE-Advanced (le vrai 4G); preuve de la longévité de cet iPad. D’ailleurs, les utilisateurs avisés auront constaté que le seuil de téléchargement des applications sous iOS est récemment passé de 20 Mo à 50 Mo hors wifi. Attention donc, à vos forfaits data.

Bref, un iPad 2 à l’extérieur ayant pris quelques millimètres d’épaisseur durant l’hiver, mais un réel iPad 3 à l’intérieur !

Nous sommes accros aux nouvelles technologies certes, mais nous ne vous ferons pas ce plaisir sadique d’ouvrir une si noble bête, de prendre des photos de ses entrailles, de sonder sa température ou de disséquer ses optiques car tout fonctionne, tout simplement.

Cependant, toutes ces innovations informatiques et techniques seraient caduques sans applications compatibles et optimisées par nos équipes.

Le marché mobile pour 2012

L’année 2011 s’est terminée en beauté dans le secteur mobile avec presque 7 millions de terminaux (principalement iOS et Android) au pied du sapin (source Flurry). La France n’échappe pas à l’engouement mobile avec un record de plus d’1 milliard de SMS envoyés la nuit du nouvel an. En accélérant la recherche et développement autour des technologies mobiles, les constructeurs se livrent une vraie guerre commerciale à coup d’OS mobile, de nouveautés techniques et d’applications innovantes comme le montre les avancées sur le NFC.

Selon Global Stats*, 87% des smartphones français utilisent iOS et Android avec respectivement 56% et 31% de part de marché. En plus de cette position duopolistique, Apple et Google ont récupéré 5% des parts de marché des outsiders versus 2010.

De quoi terroriser Microsoft (Windows Mobile 7) qui ne décolle pas et RIM (BlackBerry) qui ne cesse de couler depuis plus d’un an avec des pertes de 4% en Europe à 7% dans le monde.

Preuve de la puissance d’iOS et Android, le système Bada, embarqué sur l’une des marques les plus vendues au monde : du coréen Samsung est entrain de décliner au profit d’Android. Dur dur de s’attaquer en même temps à Google et Apple.

Toutefois, les vrais enjeux du marché mobile de 2012 ne résident pas dans les OS mais dans l’essence même d’un smartphone : ses applications. La mise à jour d’une application lui permet une évolution adaptée aux nouveautés des différents supports et OS.

On estime aujourd’hui que les 70% du prix des apps payantes revenant aux développeurs depuis le lancement de l’Apple store pèse environ 4 milliard de dollars. Imaginez juste un instant la croissance potentielle suite à l’offre exponentielle et le besoin des marques de sortir du lot des 2000 applications qui sortent quotidiennement.

Nous ne vous le dirons jamais assez : attention aux applications « made in off-shore ». Elles saturent les stores, noient le consommateur dans un marché déjà éclaté et perdent l’utilisateur. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux et le bouche à oreille, un client perdu en entrainera dix avec lui. D’où la nécessité de bien structurer son projet mobile avant de contacter les professionnels. (A quoi va servir mon app ? Quel est son but ? A qui est-elle destinée ?…)

Une application défectueuse est une perte de temps et d’argent. En France, les utilisateurs n’hésitent plus à abandonner une application dès son téléchargement et à s’acharner sur les forums ou commentaires des markets. La moindre lenteur dans la fluidité, un bug inopiné, une page qui ne s’affiche pas et c’est le drame. Les utilisateurs ont raison d’attendre toujours plus car ils participent ainsi à une sélection naturelle d’applications de qualité.

L’année 2012 nous réserve donc encore bien des surprises technologiques, outre la fin du monde du 21 décembre prochain, on se contentera des iPad 3, iPhone 5 ou Galaxy S3.

* au 13 janvier 2012

Sur la relativité de la percée d’Android

Les statistiques sur les parts de marché des OS mobiles basées sur les chiffres de ventes ont peu de signification pour les éditeurs d’applications mobiles. En effet, dans notre métier, il est plus pertinent de s’appuyer sur les statistiques d’utilisation réelle.

Pour nous aider dans cette analyse du marché, Global Stats met à notre disposition un outil très utile : les statistiques de visites de millions de sites web triées par OS mobile et par pays. Cela nous permet de savoir quelles sont les smartphones les plus actifs sur la toile. Et, par extrapolation, ceux qui sont le plus susceptibles de télécharger des applications.

Avec les récentes annonces dans le domaine du business mobile, il est deux choses à noter : aux États-Unis, l’annonce de ce début d’année de la distribution d’iPhones par Verizon (l’autre gros opérateur états-unien) semble avoir redonné un coup d’accélérateur aux ventes d’iPhones. Et, même si Android progresse, iOS ne lâche pas de terrain, au contraire, sa courbe de parts de marché actives progresse au même rythme que celle de son principal concurrent.

Sur le territoire français, les règles du jeu ne sont pas les mêmes ! Tous les opérateurs proposent l’iPhone à leurs clients. Et même si son prix peut décourager en entrée de gamme, son sex-appeal attire toujours massivement les nouveaux utilisateurs. Ainsi, la part de marché active d’iOS reste stable aux alentours de 65% alors que celle d’Android peine à passer la barre des 20%.

Dans ces 65%, il faut bien sûr compter les iPads (probablement assez marginal, pour le moment) et les iPods Touch (qui ont un poids assez lourds dans la balance). Mais ce sont là des périphériques qu’il ne faut pas négliger lorsque l’on compte développer une application mobile !

Sur notre marché, les smartphones BlackBerry sont quasiment absents. Ils ont déjà été dévorés par les appétits d’Android. Dans ce marché ultra-concurentiel, il n’y aura pas beaucoup d’espace pour le développement d’Android, si ce n’est sur les platebandes d’Apple.

Autre détail intéressant, que ce soit sur le marché français ou états-unien, Windows Phone 7 semble toujours absent des radars de Global Stats. Il sera intéressant de voir si ce fait persiste dans les mois qui viennent, avec le récent choix de Nokia d’utiliser cet OS pour ses smartphones.

Il est ici important de voir que, malgré le battage des blogs anglo-saxons autour du succès d’Android, la réalité du marché français est très différente de ce que l’on observe de l’autre côté de l’Atlantique… pour le moment !

N’hésitez pas à partager votre analyse personnelle du marché en laissant un commentaire.